Entreprises

27/01/2010

Il existe différents et de nombreux financements bancaires pour les entreprises. Il est évident qu’on ne peut pas tous les citer, on ira uniquement à l’essentiel.
I. Les crédits de trésorerie

La caractéristique de ces crédits est de fournir à l’entreprise des ressources de durée inférieure à 2 ans. Ils sont à la fois diversifiés et modulables sur les divers besoins de trésorerie de l’entreprise pour financer son exploitation.

1. Le découvert OU la facilité de caisse : crédit bancaire le plus souple, c’est une autorisation de crédit d’un montant donné que l’entreprise aura la possibilité d’utiliser d’ici une date donnée si elle le juge utile.

2. Le crédit de mobilisation : c’est un crédit accordé à l’entreprise qui est garanti par certains de ses actifs (ex : l’encours des créances sur les clients) mais il peut aussi s’agir d’un stock particulier ou d’un portefeuille de titres de placement.

3. L’escompte commercial : c’est une remise à l’escompte des effets de commerce (traites ou billets à ordre) détenus par l’entreprise sur ses clients, lui permettant d’obtenir de son banquier, dans la limite d’un plafond d’escompte, la disposition immédiate du montant de ses effets, diminué des agios et des commissions correspondantes.

4. Le crédit de mobilisation des créances commerciales (CMCC) : à la différence près que la procédure d’escompte ne s’applique plus ici effet par effet mais à travers un bordereau récapitulatif des effets que l’entreprise entend mobiliser auprès de son banquier.

5. La cession de créances Dailly (Loi Dailly) : l’avantage de ce crédit est de pouvoir porter sur la totalité des factures de l’entreprise sur clients (publics ou privés), et non plus des seuls effets de commerce, augmentant d’autant la capacité de mobilisation de son encours-clients auprès des banques.

6. Le crédit de mobilisation des créances nées à l’étranger (CMCE) : un exportateur ayant consenti un délai de paiement à un client étranger a, par l’intermédiaire du CMCE, la possibilité de pouvoir mobiliser sa créance auprès de sa banque et en récupérer dès la naissance de celle-ci sa contre-valeur en Euros agios déduits.

7. Le warrant sur stock : il permet la mobilisation de stocks entreposés dans les magasins généraux OU le financement par la COFISE (Compagnie de financement des stocks à l’étranger) de stocks à l’étranger détenus par l’entreprise exportatrice de biens d’équipement.

8. Le crédit financier par billets (ou « crédit spot ») : cela consiste en l’escompte par la banque d’un effet émis par l’entreprise à l’ordre de sa banque.

9. Le crédit par signature : c’est une caution bancaire en faveur de son client vis-à-vis d’un créancier de celui-ci. Par exemple : les obligations cautionnées pour lequel la caution bancaire permet à l’entreprise de bénéficier d’un délai supplémentaire de 4 mois pour le paiement des sommes dues par l’entreprise à l’Etat au même titre de la TVA ou des droits de douane.

II. Les crédits dans la pratique

On utilise souvent le terme de crédit d’exploitation. Pour les entreprises, ils sont souvent à court terme (de quelques mois) et permettent de financer des actifs circulants dits aussi valeurs d’exploitation (stocks, travaux en cours, créances des clients…) non couverts par le fond de roulement.

Il existe différentes formes de crédit :

1. Prêt à cout terme : pour financer une opération donnée

2. Escompte commerciale : c’est une opération de cession à une banque d’un effet de commerce détenu par un tiers (le fournisseur, le bénéficiaire, le tireur) sur un de ses clients (le débiteur, le client, le tiré). En contrepartie, le banquier avance au bénéficiaire le montant figurant sur l’effet, déduction faite des agios et des commissions, qui correspondent à sa rémunération. Le bénéficiaire peut être le tireur.
Le bénéficiaire qui cède ainsi ses effets est appelé le cédant, le débiteur est appelé le cédé. Si le cédé est défaillant à l’échéance de la créance, le banquier prêteur peut se faire rembourser l’avance consentie par le cédant.

3. Ouverture de crédit : il correspond à un montant plafond d’emprunt, accordé par une banque pour une durée donnée (par exemple un an, éventuellement renouvelable).
On parle également :

• d’autorisation de découvert ou de découvert autorisé,
• et de facilité de caisse (cette dernière n’étant valable que durant quelques jours pour une période donnée, typiquement quelques jours par mois, le compte devant redevenir créditeur avant de pouvoir réactiver la facilité de caisse accordée).

Elle est utilisable par le bénéficiaire qui peut mettre son compte courant en situation débitrice en cas de besoin, dans la limite du plafond accordé.

Cette formule est accordée surtout à des professionnels et entreprises pour leur permettre de faire face à leurs à-coups de besoin de trésorerie. Toutefois une ouverture de crédit égale à un mois de revenu est assez souvent accordée à des particuliers qui en font la demande et dont l’historique de fonctionnement du compte montre peu d’anomalies.

L’ouverture de crédit ne doit pas être confondue avec la ligne de crédit, qui peut donner droit aussi à d’autres types de crédit dans le cadre d’un plafond global de montant.

4. La facilité de caisse : En principe, la facilité de caisse est accordée à une entreprise lorsqu’elle a besoin de faire face à une gêne momentanée de trésorerie alors que le découvert peut être autorisé dans le cas où l’entreprise serait en attente d’une rentrée de fonds et qu’elle souhaite disposer à l’avance des fonds attendus.

5. La garantie bancaire : elle est destinée à financer les investissements et/ou le besoin en fonds de roulement. Cela concerne tous secteurs d’activité.

En bref :

Les produits bancaires sont de deux sortes :

* Les crédits courts termes à durée indéterminée comprennent par exemple l’escompte, le dailly, les autorisations de découvert, les lignes de caution sur marché, les billets de trésorerie….
* Les crédits moyens et longs termes à durée et montant déterminé servent à financer l’exploitation (achat des stocks, financement du BFR) ou à financer un actif en particulier (une immobilisation).
* l’escompte est une avance faite par la banque sur l’argent que doit un client (avec un effet de commerce).
* le dailly ressemble un peu à ce principe sauf qu’il se fait par mobilisation sur facture.
* le découvert qui fonctionne comme sur un propre compte bancaire avec un montant plafond autorisé.
* le billet de trésorerie est une avance d’argent remboursable avec un plafond également.
* les cautions sur marchés sont spécifiques au secteur du bâtiment.

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